Identifier un produit

Que doit-on identifier?

C’est une question importante. Le plus souvent, les matières premières et les produits finis sont identifiés. Ensuite, les seuls produits identifiés au sein d’une entreprise sont ceux qui sont stockés ou ceux qui peuvent entrer dans la composition de deux produits différents.

Exemple 1 :

Dans une entreprise fabriquant des sécheuses, on va identifier tous les composants achetés, ainsi que les sécheuses fabriquées. Si certains sous assemblages (moteur, boite de connexion, façade avant, etc. ) sont fabriqués dans une partie de l’usine et stockés avant d’être amenés sur la ligne, alors ils seront identifiés. En revanche, même si à chaque étape de la ligne d’assemblage on a des produits intermédiaires, on ne les identifie pas.

Maintenant, il y a des exceptions. En particulier, si les produits finis sont particularisés (adaptés au besoin du client), ils peuvent ne pas avoir de code. Dans ce cas, c’est le numéro de commande qui tiendra lieu d’identifiant, car le produit fini n’a pas d’existence avant que le client n’en exprime le besoin.

Exemple 2 :

Une entreprise automobile peut décider d’avoir 20 options (avec ou sans radar arrière, avec ou sans GPS, avec ou sans chargeur de CD, etc.), 10 couleurs externes, 4 motorisations, 5 coloris intérieurs, 3 types de jantes, etc.. Le nombre de combinaison possible explose vite. Si l’on souhaite identifier toutes les possibilités, le nombre de code va être énorme et la majorité des codes ne sera jamais utilisée. Dans ce cas, on peut identifier le produit par le numéro de commande et utiliser une liste pour décrire le produit.

Exemple 3 :

Cette histoire t provient d’une entreprise qui fabriquait des circuits hybrides pour l’industrie des satellites. Il s’agit de circuits d’environ 1 pouce de diamètre, multicouches, sur lesquels on vient coller des puces dépourvues de leur enveloppe (les puces directement). Les connections sont faites directement sur le circuit. Pour réaliser ces circuits, l’entreprise devait donc acheter des composants sans leur enveloppe de protection. Sur certains circuits, elle avait beaucoup de mal à s’approvisionner, car pour les fabriquants, cet objet n’avait aucune existence : pas de code, pas de gamme de contrôle, pas de certification, etc. En fait, pour lui ce n’était pas un produit, il s’agissait seulement d’une étape de fabrication. Le fournisseur refusait donc de les vendre. Le client devait donc acheter les circuits protégés et les démonter, au risque de les dégrader.